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Les hôpitaux publics gangrenés par la politique d’austérité

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Catégorie : S.I.H. Montceau
Créé le jeudi 4 décembre 2014

violence Que souhaite l’ETAT : un service public LOW COST ! Tout est organisé pour laisser les hôpitaux publics augmenter leur déficit sans bien même revoir leur financement. Les chiffres sont instrumentalisés afin d’aboutir à la démonstration souhaitée de la nécessité de réformer par des réorganisations de l’offre de soins du territoire, comme des groupements hospitaliers obligatoires…

 

La loi HPST permet et donne les moyens de s’attaquer au service public hospitalier, seul service  de santé pouvant maintenir l’égalité pour TOUS. Les effectifs au plus bas sont  une des conséquences de la loi HPST avec tout le volet de mise à mal des conditions de travail….

Les soins de qualité sont des critères incontournables qui imposent des moyens en conséquence.  La réduction des effectifs organisée par les plans de retour à l’équilibre a  augmenté les  tensions au travail, les collectifs de travail sont épuisés.

Pour les patients, le parcours de soins normalement coordonné est devenu compliqué avec  des attentes de rendez-vous au délai de plus en plus long favorisant le  renoncement  aux soins, parfois certains perdus devant un schéma de soins de territoire abandonnent tous soins…. Ensuite l’ETAT aura une analyse tronquée de la situation !!! Mais en réalité les dépenses augmenteront, par des prises en charges   de plus en plus lourdes avec des personnels de moins en moins nombreux qui eux même exposent  leur santé au travail.

L’ETAT par le biais des ARS ordonne ces économies d’ampleurs qui conduisent à l’AUSTERITE,  les conséquences directes sont mesurables pour notre établissement :

- le gel du point d’indice confirmé ;

- la remise en cause des avancements à la durée intermédiaire qui      vient s’ajouter à des grilles indiciaires qui ne prennent pas en compte les qualifications ; la remise en cause de la catégorie active pour certains personnels ;

- la dégradation des effectifs dans les services et donc des conditions de travail ;

- la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) rectificative qui ampute l’ONDAM 2014 (budget des hôpitaux), déjà insuffisant, de près de 1 milliard ;

- le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité social) 2015, qui réduira encore plus les budgets de fonctionnement des établissements ; C’est dans ce contexte de réduction des dépenses publiques et sociales que s’inscrit le projet de loi dit de santé.

En quelques mots, l’ETAT entend accélérer la régionalisation et mettre en place une « territorialisation » de la santé. L’adhésion obligatoire à un groupement territorial hospitalier (GHT), prélude aux fusions d’hôpitaux, est là  pour dégager des économies en réduisant massivement les lits et les effectifs hospitaliers.

Parallèlement, comme axe majeur du plan d'économies sur les dépenses de santé contribuant au « pacte de responsabilité », le gouvernement veut généraliser la chirurgie ambulatoire, afin qu’une opération sur deux soit pratiquée selon cette modalité, d’ici 2016. Un rapport conjoint IGAS/IGF (confidentiel) détaille les conditions et les phases d’une telle réforme. Elle vise à faire des économies en réduisant les effectifs et en supprimant des lits d'hospitalisation. En clair, il s'agit de suppressions de postes d'infirmiers, d'aides-soignants, de brancardiers, d'agents techniques et administratifs,…

Pour FORCE OUVRIERE ni la baisse des dépenses publiques (et par voie de conséquence la baisse du service public) ; ni le gel des salaires ou la baisse du coût du travail, ne favorisent la reprise économique.

FORCE OUVRIERE revendique :

- l’augmentation des salaires (+ 8 % de la valeur du point d’indice et   attribution de 50 points d’indice pour tous) ;

- le maintien de la catégorie active

- l’arrêt des suppressions de postes et à l’opposé, le renforcement des effectifs nécessaires au bon fonctionnement des établissements sanitaire et médico-sociaux ;

- L’arrêt et l’abondement des déficits hospitaliers

- l’attribution des moyens budgétaires aux établissements pour leur fonctionnement

- l’abandon du « pacte de responsabilité » et du projet de loi de santé.

FORCE OUVRIERE appel à une mobilisation par le rassemblement à PARIS le mardi 16 Décembre  pour défendre nos revendications.

force ouvrière manifestation à paris le 16 déc 2014

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